Lundi 30 novembre 2009
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FESTIVAL DES 3 CONTINENTS
à NANTES
Découvertes et Rencontres
Échanges et passion du
cinéma
www.3continents.com
A l'Espace Cosmopolis de 9h30 à 20h, du 24 novembre au 1er décembre.
A la Cité des Voyageurs de 10 à 19h, du 25 novembre au 1er décembre
Les 3 continents font peau neuve cette année en accueillant Philippe Reilhac récemment promu directeur. Qui dit
nouveau directeur, dit nouvelle organisation, nouveaux lieux, nouveau public. La nouveauté s'est voulue le maître mot de cette édition avec la volonté d'attirer un public plus jeune.
Cette année encore, la compétition a été exigeante avec la présentation de douze films, fictions et documentaires, inédits en France. Une occasion de découvrir en avant-première certains films
remarqués dans les festivals internationaux, et de voir ou revoir les incontournables - pourtant souvent méconnus - du cinéma mondial. En parallèle, lefestival a offert une rétrospective des films de Kiyoshi
Kurosawa et donné un coup de projecteur sur la cinématographie de la Corne de
l'Afrique (Erythrée, Ethiopie, Somalie).
Comme c'est le cas depuis quelques éditions, les
festivaliers ont été conviés à découvrir une sélection de cinéma de genre et
l'atelier Produire au Sud a permis aux jeunes
réalisateurs de concrétiser un projet.
Du nouveau sous le ciel de
la formation aux métiers du cinéma.
Il est plus exact de parler de perfectionnement aux métiers de l'image et du son. C'est un besoin réel, aussi bien en Afrique que
sous d'autres cieux. A ce titre, voir se renforcer des structures qui répondent au besoin d'apprendre mérite d'être applaudi: ainsi, PRODUIRE AU
SUD, à Nantes et IMAGINE qui fête ses six ans au Burkina, ont compris que donner plus de formation est une grande exigence du
troisième millénaire.
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PRODUIRE AU SUD
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IMAGINE
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Les ateliers PRODUIRE AU SUD ont été créés en 2000 à Nantes pour soutenir le travail des jeunes producteurs et réalisateurs d'Asie, d'Afrique et
d'Amérique latine et pour mettre en place une coopération entre les professionnels du cinéma européens et des pays du Sud. Coproduire, c'est s'adapter à d'autres
cultures, d'autres méthodes, c'est inventer un langage commun.
PRODUIRE AU SUD propose des formations aux différents métiers du cinéma. Il est présent dans les festivals cinématographiques internationaux, dont le Festival des 3
Continents nantais.
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Fondé en 2003 par Gaston Kaboré, IMAGINE est un institut de formation continue et de perfectionnement aux métiers du cinéma et
de l'audiovisuel.
Gaston Kaboré est né en 1951 à Bobo-Dioulasso en Burkina Faso. Diplomé de l'ESEC à Paris, il a enseigné à l'Institut africain d'éducation cinématographique de Ouagadougou. Il est membre
du comité d'organisation du festival panafricain du cinéma de Ouagadougou.
Réalisateur de films, il a une vingtaine de films à son actif, dont 4 longs métrages.
IMAGINE dispense une formation de très haut niveau de perfectionnement aux métiers de l'image et du son, dont les professionnels africains sont les premiers bénéficiaires.
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L'amour des films venus du Sud et la volonté de les servir.
Pour sa 31° édition, le Festival
des 3 Continents met à l'honneur, entre autres, le cinéma de la corne de l'Afrique en proposant aux Nantais de découvrir quelques jeunes réalisateurs et leurs courts métrages,
tournés en Erythrée, en Ethiopie et en Somalie.
Le samedi 28 novembre a été consacré à une série de courts métrages tournés par de jeunes réalisateurs. Plus ou moins courts mais tous de qualité et malgré l'absence de traduction
française (quelques sous-titres anglais) le spectateur ne manque rien de l'essentiel.
• My Future de Lieven Corthouts, 2008, Ethiopie, Pays-Bas
Prenant prétexte de la longue attente du résultat d'un examen, la caméra suit une jeune étudiante,
Tsega, retournée dans son village pour conjurer sa peur de l'échec, ce qui nous vaut une hyperactivité de la belle, tant dans l'exercice des tâches quotidiennes que dans un florilège de coiffures
et de parures qu'elle ne cesse de changer pour se rassurer. Au mot FIN du court métrage, le spectateur a la sensation d'avoir beaucoup appris sur la vie des femmes dans ce petit village de
Hagere Selam.
- Deux sketch très drôles :
• Lipstick de Yetnayet Bahru, 2009, Ethiopie
Mirume est un jeune professeur
qui exerce dans une petite école de jeunes filles. Pris d'une soudaine envie, il emmène une de ses élèves dans sa case et le temps passe. Ses élèves l'attendent, tout en connaissant la cause
de son retard dont elles rient et se moquent. Enfin, Mirume arrive et commence son cours mais il n'a pas vu que sa belle a laissé des traces de fards sur ses lèvres. Explosion de rires de la
classe! L'entrée, l'air innocent de la belle, s'accompagne d'un nouveau fou rire collectif qui la fait fuir, furieuse.
•
Exposed de
Yidnekachew
Shumete, 2009,
Ethiopie
... ou comment éloigner un père ombrageux, armé d'un bâton quand on a envie de lutiner sa fille!
- Et des drames
• Fighting with Father de Debebe Negatu Daniel,
2008, Ethiopie
drame d'un adolescent devenu "étrange" à la mort de sa mère, dont il tient son père pour responsable. En Ethiopie, l'efficacité de la
thérapie de la parole dans une structure médicale.
• Phenomena de Aster Bedane, 2009, Ethiopie
Aster Bedane, la réalisatrice, a su mobiliser associations et personnes
pour être présente à Nantes, lors de la projection de son court métrage . Phenomena raconte le rêve d'un musicien qui se voit à ses débuts, plein d'espoir de
réussite. Un homme bien plus âgé et amer le poursuit dans son rêve en se moquant de lui. Malgré tous ses efforts, le musicien ne peut lui échapper. A son réveil, il retrouve dans sa
glace, l'image de l'homme amer, lui-même.
L'intérêt de ce court métrage réside dans les mouvements de la caméra, très bien maîtrisés.
• Just for One Day de Yohannes
Feleke, 2009, Ethiopie
Bouleversante, la vie de cette jeune femme sans ressources qui
mène un combat quotidien pour nourrir sa fille et lui permettre de faire des études.
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En lien avec le programme La Corne de l’Afrique
Un hommage rendu au photographe
Claude Dityvon.
Présentation d’un des derniers travaux du photographe, parti en 2005 sur les
traces d’Arthur Rimbaud à Djibouti et à Zanzibar.
Un voyage poétique à travers une vingtaine de photographies sur bâches, grand format.
A découvrir à l’Espace Cosmopolis
et à la Cité des Voyageurs
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Ce samedi
28 novembre étaient projetés deux longs métrages dont l'un d'eux Tilaï entrait dans le cadre de Continent J, une programmation spéciale adolescents:
• Tilaï (l'honneur) de Idrissa Ouedraogo -1990,Burkina Faso, grand prix du festival Fespaco 1991 (Festival panafricain du
cinéma et de la télévision).
Un film burkinabé traité à la façon des drames antiques:
pour maintenir la cohésion du groupe, il existe des lois dont la transgression s'accompagne obligatoirement de l'exclusion du coupable. Une loi, en particulier, sert de prétexte à
l'histoire, celle qui donne au père la priorité sexuelle sur son fils.
Saga revient d'une longue absence et il retrouve son père marié à sa fiancée. Les conséquences de l'amour plus fort que tout entre Saga et sa nouvelle "mère" entraîne une cascade de drames. Ce
film, rappelle Yol (cf article du blog). C'est un film superbe dont on garde longtemps les images dans la tête.
• Agrarian Utopia de Uruphong Raksaad- 2009 Thaïlande
Un long documentaire sur la vie d'agriculteurs thaïlandais, cultivateurs de riz. La vie quotidienne familiale,
la culture du riz et la vie collective avec les revendications paysannes vis à vis de leur gouvernement.
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